L'équipe






La puissance du Droit
Au service de la Loi – LégiférerMon expérience de procureure, mon engagement associatif et mon mandat local m’ont appris qu’une loi n’a de valeur que si elle est comprise, applicable et utile. Chaque jour, je travaille avec des maires, des services municipaux, la préfecture, les forces de sécurité, les associations et les services de l’État. Je vois qu’une règle peut protéger, mais aussi créer de l’incompréhension ou freiner l’innovation. Le Sénat doit remettre le réel au cœur de la loi.
Au ministère de la Justice, j’ai rédigé des textes, décrets et circulaires, puis préparé leur application, la formation et les outils numériques nécessaires. Nos lois sont trop nombreuses, complexes et changeantes. La loi ne doit pas être une annonce politique : elle doit répondre à un besoin, prévoir les moyens de son application et être comprise de tous. Avant chaque vote, demandons-nous si l’objectif peut être atteint autrement que par une loi supplémentaire.
Trop souvent, un dispositif est lancé puis abandonné, sans que son efficacité soit mesurée. Pour chaque projet innovant que j’ai conduit, l’évaluation était prévue dès le départ, avec des critères objectifs et, si besoin, des équipes universitaires indépendantes. Évaluer n’est pas sanctionner : c’est identifier ce qui fonctionne, corriger ce qui bloque et employer l’argent public avec responsabilité.
Oui, mais la défiance est profonde. Elle exige davantage de probité, d’exemplarité et de proximité. Si une infirmière doit présenter un casier judiciaire vierge pour exercer à l’hôpital public, il est logique que les élus soient soumis à une exigence comparable, à la hauteur de leurs responsabilités. Il faut aussi développer la démocratie participative, en s’inspirant de pratiques européennes, notamment suisses ou nordiques. La démocratie ne se résume pas au vote : elle doit se vivre au quotidien.
La politique doit retrouver une vision de l’avenir que nous voulons construire. Le Haut-Rhin est multiple : agglomérations, villages de plaine, montagnes et territoires frontaliers connaissent des réalités diverses. Notre devoir est de les porter au Sénat, avec des priorités claires : préserver ce qui est indispensable à la vie, anticiper le vieillissement et renforcer l’éducation, la santé et la justice. Il n’y a pas de richesse durable sans services publics efficaces, ni sans règles simples et justes.
Courage, persévérance, bienveillance.
La force du Terroir
Au quotidien avec les élus – ReprésenterAprès cinq mandats municipaux, je sais ce qu’exige une décision locale : écouter, arbitrer, financer, expliquer et assumer. J’ai aimé être maire ; ces trente années sont passées très vite. Un maire ne travaille jamais dans l’abstrait : il répond aux habitants, associations, entreprises et agents communaux. C’est ce regard que je veux porter au Sénat : celui de quelqu’un qui a appliqué les règles, conduit des projets et trouvé des solutions, même avec des moyens limités.
Le sénateur doit être le relais des élus locaux. Beaucoup de maires, surtout dans les petites communes, n’ont ni l’ingénierie ni les réseaux nécessaires pour monter un dossier ou trouver un financement. Il doit être accessible, faire remonter les difficultés et éviter que les projets ne soient bloqués par des procédures trop complexes. Il doit défendre les projets du quotidien comme les ambitions intercommunales ou départementales.
Une loi ou un dispositif ne réussit pas parce qu’il a été voté. La vraie question est : fonctionne-t-il sur le terrain ? Les élus peuvent-ils l’appliquer ? Les habitants en voient-ils les effets ? Il faut évaluer, mesurer et corriger. C’est la méthode d’un maire : lancer un projet, suivre son financement, en observer les résultats et l’ajuster. L’État et le Parlement doivent davantage s’en inspirer.
Cet été encore, nous avons mesuré la fragilité de nos forêts, de nos ressources et de l’eau. Il faut inverser les priorités. Les études d’impact des aménagements et l’évaluation des politiques publiques doivent vérifier que l’environnement est préservé. La nature ne peut être exploitée sans limite : elle doit être protégée et transmise aux générations futures.
Nous sommes profondément attachés à notre territoire et à son histoire. En 2050, je souhaite un Haut-Rhin dont nous aurons pris soin collectivement : un équilibre entre développement économique et respect de l’environnement, où chacun peut rester, travailler, s’engager et vivre. L’avenir se prépare par des décisions cohérentes, proches du terrain et pensées pour les générations à venir.
Engagement, écoute, pragmatisme.
La maîtrise des équilibres
Au soutien de vos projets – FinancerMon expérience bancaire m’a appris qu’il n’existe pas de réponse unique. Il faut écouter, comprendre, anticiper et construire du sur-mesure. En politique comme en économie, il faut être en anticipation et penser « avenir ». L’énergie, l’inflation, le vieillissement, l’emploi et l’environnement sont autant de sujets qui nous obligent à bâtir des solutions pour demain adaptées aux territoires.
Elle révèle surtout le décalage entre privé et public. Dans le privé, de nombreuses solutions permettent de valoriser une trésorerie, suggérer un investissement et agir rapidement. Pour les collectivités, le cadre est plus rigide et les délais trop longs. Certaines disposent d’excédents de trésorerie inutilisés là où d’autres sont tributaires de retour de subventions pour lancer de nouveaux projets. Il faut redonner par la loi et le vote du budget plus de souplesse, de visibilité pluriannuelle et d’inventivité à la gestion locale.
Les recettes communales sont instables tandis que les charges augmentent sans cesse. Les communes ne peuvent pas tout porter seules. Il faut mieux les accompagner dans la recherche de subventions, de mécénat, de partenariats ou de legs. Ouvrons aussi le débat sur des prêts aidés, des placements de trésorerie et des mutualisations intercommunales. L’objectif : ne pas laisser l’argent dormir d’un côté et les projets attendre de l’autre.
Il faut savoir où va l’argent et vérifier que les projets financés sont réalisés. Cela suppose contrôle, transparence et priorisation. Les communes ont une méthode pragmatique : un projet, un financement, une réalisation, un bilan, puis elles passent au projet suivant. L’État pourrait s’en inspirer pour éviter de multiplier les annonces sans capacité réelle d’exécution.
Un Haut-Rhin économiquement dynamique, préparant les emplois de demain. Un Haut-Rhin écologique, attentif à l’eau, aux forêts et au climat. Un Haut-Rhin solidaire, avec un accès réel à la santé, à l’éducation, au travail et à la justice. La rigueur budgétaire n’empêche pas l’ambition : elle la rend possible.
Rigueur, confiance, disponibilité.
L’énergie d’entreprendre
Faire confiance aux talents – LibérerLe constat est simple : le monde politique s’est progressivement éloigné de certaines réalités du terrain. Ce n’est ni une critique ni un procès d’intention. Comme entrepreneur, je vis chaque jour les responsabilités d’un chef d’entreprise : préserver les emplois, prendre des décisions, surmonter les difficultés, composer avec les normes, les charges et les procédures. Je veux porter au Sénat cette voix du terrain : celle de la simplicité, du pragmatisme et du bon sens.
Notre situation frontalière est une chance, mais aussi un défi. Notre école forme des jeunes compétents et ambitieux, attirés par des opportunités proches. Notre responsabilité est de rendre le Haut-Rhin suffisamment attractif pour qu’ils aient envie d’y construire leur avenir. Notre jeunesse doit y trouver des perspectives de réussite, d’évolution professionnelle et d’ascension sociale. Il faut lui redonner confiance, envie et espoir.
Il n’est plus seulement temps de réformer : il faut nous réinventer politiquement. Une loi doit être simple, claire, compréhensible et applicable. Elle ne doit pas forcément être plus dure, mais respectée et utile. Lorsqu’une règle devient illisible, elle perd sa crédibilité. Libérer les talents, dans le privé comme dans le public, c’est permettre d’entreprendre et de réussir sans être paralysé par la complexité administrative.
Un déséquilibre demeure : les grandes entreprises disposent de moyens d’influence importants, tandis que les TPE, PME et indépendants sont trop peu entendus. Pourtant, ce sont eux qui créent les emplois de proximité et font vivre nos territoires. Un sénateur doit être accessible, présent sur le terrain et à l’écoute de celles et ceux qui entreprennent, investissent et prennent des risques.
Notre priorité est de préserver notre bien commun le plus précieux : l’environnement. Nous dépendons de l’eau, des forêts, des sols et de nos ressources naturelles. Sommes-nous prêts à faire évoluer nos habitudes pour les préserver ? Nous en parlons beaucoup, mais nous n’agissons pas encore assez. Préserver notre environnement, c’est préserver les conditions de notre avenir collectif.
Détermination, initiative, agitateur d’idées.
La richesse du lien
Faire vivre l’engagement – AssocierLes associations sont au plus près du quotidien des habitants. Elles connaissent les familles, les jeunes, les aînés et les personnes fragiles. Elles repèrent les difficultés avant qu’elles ne deviennent des urgences : isolement, mobilité, santé ou activités pour les enfants. Elles créent un lien précieux entre habitants et élus. Les écouter, c’est mieux comprendre le terrain et agir avec justesse.
Le monde associatif est une force d’engagement, de solidarité et de cohésion. Il faut porter au niveau national la voix de celles et ceux qui donnent de leur temps. Le Sénat peut simplifier les règles, améliorer le cadre législatif et sécuriser l’accès aux financements. Sans bénévoles, de nombreux services, manifestations et liens humains n’existeraient pas dans nos communes.
Élus et agents municipaux passent trop de temps dans les démarches administratives, au détriment de l’accompagnement des habitants. Nous devons simplifier l’accès aux subventions et à l’information, avec un interlocuteur identifié et formé. Il aiderait au montage des dossiers et éviterait qu’aucun maire, agent ou secrétaire de mairie ne reste seul face à la complexité administrative.
Le lien social se construit dans des lieux simples et vivants : salle communale, fête de village, activité intergénérationnelle ou temps d’échange. Dans ma commune, nous avons recréé ces espaces, redonné le goût du bénévolat et valorisé l’engagement. Une commune forte n’est pas seulement une commune qui investit : c’est une commune où chacun trouve sa place et se sent utile.
J’ai rejoint cette équipe pour son indépendance, ses compétences et sa connaissance des enjeux locaux. Ma conviction est simple : écouter et comprendre avant d’agir. Par ma présence sur le terrain, auprès des associations et de nos aînés, je veux faire remonter des idées concrètes et défendre des décisions utiles pour le Haut-Rhin, un territoire qui accompagne chacun de ses habitants.
Écoute, solidarité, enthousiasme.
La sagesse de l’expérience
L’avenir comme horizon – VeillerJe porte un regard critique sur la tendance à toujours davantage centraliser. Les évolutions récentes ont éloigné le citoyen des décisions qui le concernent : il ne sait plus toujours à qui s’adresser, ni qui décide réellement. Cette « matière noire » administrative pèse sur le quotidien sans que ses responsabilités soient clairement identifiées. Il faut, au contraire, rapprocher la décision du terrain, des territoires et des citoyens.
Le Sénat n’a pas vocation à mettre les départements en concurrence, mais à faire la loi et représenter les collectivités. Un sénateur doit faire entendre les effets concrets des textes sur le terrain : derrière chaque loi, il y a des communes, des élus, des habitants et des réalités diverses. Défendre le Haut-Rhin, c’est veiller à ce que les décisions servent les citoyens, en concertation avec les élus locaux, sans suivre aveuglément le pouvoir central.
Il ne faut pas supprimer les échelons proches des citoyens au nom du « mille-feuille territorial ». Derrière chaque niveau, il y a de la proximité,des compétences et des femmes et des hommes engagés. Le département demeure un échelon structurant, notamment pour l’organisation des services de l’État. Il permet aussi l’attachement à un territoire, une histoire et des espoirs partagés.
Pour nos aînés, nous devons favoriser le maintien à domicile et la présence humaine. La technologie peut aider, mais elle ne remplacera jamais l’attention d’un accompagnant. Il faut donc reconnaître et valoriser ces métiers. Pour la jeunesse, il faut d’abord faire confiance : la valoriser, lui donner les moyens d’être autonome et lui ouvrir des espaces de liberté. Notre rôle n’est pas de la tutorer, mais de lui permettre de prendre le monde en main.
J’ai choisi d’accompagner cette liste pour son positionnement clair : contester la toute-puissance du centralisme et rapprocher la décision des territoires. C’est une voie d’avenir pour notre pays. Pour 2050, je rêve d’un Haut- Rhin pleinement inscrit dans le Rhin supérieur, avec l’Alsace, l’Allemagne et la Suisse du Nord-Ouest : un espace économique, démocratique et humaniste.
Vision, proximité, humanisme.